Parti socialiste des Yvelines - Section PS du canton de Houdan - Demain à gauche
Les articles de la section socialiste du canton de Houdan
AMNISTIE HONTEUSE
Décidément, pour Jacques Chirac, il n’y a pas de limite. Bénéficiant de son immunité présidentielle, il échappe, pour le moment, aux innombrables affaires entourant sa carrière politique (fraude électorale, corruption, abus de biens sociaux, etc..., la liste est hélas très impressionnante). Non content de ne rendre aucun compte à la Justice, il fait aussi bénéficier ses amis de sa haute morale personnelle.
Ainsi, apprend-on que le président a gracié le fidèle Guy Drut. Ministre des sports de 1995 à 1997, celui-ci a été condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 € d’amende pour un emploi fictif dans l’affaire des marchés truqués d’Ile-de-France. La mesure d’amnistie a été prise, selon l’Elysée, "en application de la loi de 2002 qui le prévoit pour les personnes ayant rendu des services à la Nation, notamment dans le domaine sportif".
En l’occurrence, Guy Drut a surtout dû rendre beaucoup de services à Jacques Chirac...
Cette mesure ne peut que choquer profondément, y compris à droite, en particulier en pleine affaire Clearstream où Jacques Chirac est mouillé jusqu’au cou. Ainsi pour l’udf, modem, "c’est la manifestation des dérives de l’Etat UMP qui détient tous les pouvoirs dans notre pays et qui pense avoir le droit de tout faire". Arnaud Montebourg, député PS, accuse de son côté Jacques Chirac d’ "organiser l’impunité de ses propres amis et de lui-même" et dénonce "privilèges judiciaires en série, protection de ses amis, pressions sur les juges, détournement de la loi comme celle de l’amnistie pour protéger des gens qui ont été condamnés".
Et que dire des vierges effarouchées de l’UMP qui s’étonnent ou se scandalisent de cette mauvaise façon de faire de Jacques Chirac. Elles n’ont certainement pas voté "à l’insu de leur plein gré" au tout début du quinquennat cette loi de circonstance faite sur mesure pour deux de ses fidèles. Ne parlait-t-on pas à l’époque de l’amendement Douillet-Drut ?
L'IMMIGRATION SUBIE DE NICOLAS SARKOZY
Le projet de Nicolas Sarkozy réduit l'immigré à une simple variable d'ajustement de la politique économique, loin de toute considération humaniste et sociale :
- Octroi d'une carte de séjour temporaire d'un an pour les étrangers candidats à des postes dans certains domaines (travaux publics, restauration, infirmières, etc.), d'une carte compétence et talents pour certaines catégories d'étrangers (sportifs, médecins, informaticiens). Dans le même état d'esprit, une carte spéciale sera délivrée aux "meilleurs" étudiants.
- Suppression de la régularisation automatique au bout de dix ans.
- Durcissement des conditions du regroupement familial (délai allongé de 12 à 18 mois nécessité pour l'étranger demandant à être rejoint par sa famille de gagner au moins le SMIC nonobstant les allocations)
- Les conjoints de Français devront justifier de trois ans d'union et non plus deux pour avoir une carte de résident de 10 ans, il faudra quatre ans de mariage (et non plus deux) pour obtenir la nationalité, la carte de résident étant retirée en cas de rupture dans ce même laps de temps.
Bref, à lire ce projet, on se demande si "l'engagement de respecter les valeurs qui régissent la république française" demandé aux futurs migrants ne devrait pas d'abord être pris par Nicolas Sarkozy et ses collègues de l'UMP !
AU REVOIR LES ENFANTS
Le ministre de l’Intérieur, confronté à la mobilisation de plus en plus forte des enseignants, des élèves et de leurs parents contre les expulsions d’élèves sans-papiers, a annoncé qu’il s’attacherait désormais à remplir un "devoir d’humanité" en la matière.
Les actes n’ont mis que quelques heures à suivre les mots. Shabar et Jonas Erten, âgés de 3 et 6 ans, ont été arrêtés le 6 juin par des policiers à l’école maternelle Julien Pesche au Mans, et emmenés rejoindre leur maman au commissariat. Les militants du RESF et de la section LDH du Mans se sont rassemblés le lendemain dès 5h30 pour tenter de faire échec à la reconduite à la frontière : trop tard ! Mme Erten et ses enfants avaient été embarqués à 4h20 du matin, afin d’éviter témoins et journalistes.
Il faut croire que les enfants Erten et leur mère constituaient une menace grave pour l’ordre public : réfugiés kurdes, ils avaient osé envahir le sol français au lieu de demander l’asile à Oslo, au motif que leur grand-mère et leur tante résidaient au Mans… en situation parfaitement régulière. Leur expulsion ne pouvait attendre même la fin de l’année scolaire : selon le ministère de l’Intérieur, l’engagement pris par la circulaire d’octobre 2005 de suspendre les reconduites en cours d’année ne s’appliquerait pas aux écoles maternelles. Quant au droit à la vie familiale normale garanti par l’art. 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, il ne pèse pas lourd quand on n’a que mépris pour ceux que M. Le Pen a baptisé « droitsdel’hommistes ».
La LDH a tenté d’attirer l’attention d’un conseiller de M. Sarkozy sur cette affaire lamentable, la réponse fut brève et quelque peu agacée : « Ils n’ont qu’à demander l’asile en Norvège, j’applique les textes ».
"Devoir d’humanité", disait le ministre-candidat. On sait que selon un de ses amis politiques qui l’a précédé place Beauvau, "les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent". En tout cas, la famille Erten saura désormais quel sens le gouvernement actuel de la République française donne concrètement au mot "humanité".
DERNIÈRE CHANCE POUR LA SOLIDARITÉ URBAINE
Un an après les plus graves émeutes urbaines que notre pays ait connu, le désespoir s’est accru dans les quartiers populaires, ce qui me fait craindre le pire, avec beaucoup d’élus de banlieue. Le pire, ce n’est pas tant l’approche compassionnelle du gouvernement, qui a rétabli quelques rares crédits aux associations, que le mépris dans lequel il tient les habitants des quartiers, notamment les plus jeunes, instrumentalisés pour faire peur au pays et transformer la question sociale en problème d’ordre public.
Le gouvernement a abandonné les quartiers à leur sort depuis 2002. Chasser les pauvres des villes riches et remplacer la police de proximité par des compagnies de CRS : voilà le bilan de la droite, qui se traduit par un niveau de violence sans précédent. Parce que les inégalités dans nos villes sont devenues insupportables et qu’elles menacent notre cohésion sociale, la « solidarité urbaine » est au coeur du projet socialiste. Nos propositions sont les plus ambitieuses jamais imaginées pour éviter de basculer dans la ville du repli communautaire, de l’injustice et de la violence.
Pour vivre ensemble, il faudra mettre un terme aux discriminations qui frappent les habitants des quartiers. Et donner aux élus, au service public, aux associations les moyens nécessaires pour assurer aux quartiers l’égalité et la dignité. La priorité sera de faire confiance à la jeunesse en consolidant la carte scolaire pour permettre la mixité, en offrant les conditions d’une éducation d’excellence, et en donnant à tous droit de cité.
Pour corriger les inégalités et faire reculer la violence, il faudra un effort national de solidarité, pour ouvrir les villes et construire de nouveaux quartiers, en imposant notamment 20 % de logements sociaux dans chaque commune, en développant les transports et l’accès à l’emploi, aux services publics ou à la culture. Il nous reste à faire savoir que l’espoir est de retour, et que l’appel désespéré de l’automne 2005 n’est pas resté sans écho.
Vincent Léna, Secrétaire national à la solidarité urbaine.
UN BILAN CATASTROPHIQUE
Selon un bilan publié par l’Observatoire national de la délinquance, les violences contre les personnes ont augmenté de 6,2 % en septembre. Ces mauvais chiffres placentle ministre de l’Intérieur face à ses contradictions.
Ils traduisent la faillite de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy. Au-delà des statistiques, il y a la réalité crue d’une insécurité de plus en plus violente.
Le calme n’est pas revenu depuis novembre 2005 : les violences s’intensifient, il y a une escalade dans la gravité des actes commis, avec de nouvelles formes de violence, comme ces agressions filmées qui circulent ensuite sur Internet. Le gouvernement ne maîtrise plus la situation.
La multiplication des agressions visant policiers et pompiers témoigne d’un climat de tension qui dégénère. C’est pourquoi les socialistes demandent la création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation dans les banlieues. Un an après les émeutes, elle permettrait de dire toute la vérité sur la situation explosive qui s’est installée et l’indigence des mesures prises par la droite.
Depuis 2002, les atteintes volontaires à l’intégrité physique n’ont fait qu’augmenter. Plutôt inquiétant… Elles ont augmenté de plus de 27 % en quatre ans. Les dégâts de la politique de la droite ont eu une incidence directe sur la montée de la violence. La ségrégation sociale et ethnique des populations, la précarité généralisée, les coupes budgétaires visant l’école, les associations et tous les acteurs de terrain, ont contribué à fabriquer une délinquance de masse.
S’y ajoutent la crise de la justice, qui entretient un sentiment d’impunité, et les conséquences de la suppression de la police de proximité. Le gouvernement a cédé du terrain face aux délinquants, tandis que les rapports entre la police et la population sont très dégradés. La police apparaît comme un élément extérieur aux quartiers, dont la moindre intervention peut tourner à l’épreuve de force. Le bilan est catastrophique.
Delphine Batho, Secrétaire nationale en charge de la sécurité
AUTOROUTES : LE PIRE EST ARRIVÉ
La privatisation des trois sociétés françaises concessionnaires d’autoroutes a rapporté à Bercy 10,8 milliards d’euros. Jadis peu rentables, du fait de l’importance des emprunts qu’elles devaient rembourser, celles-ci sont largement bénéficiaires depuis 2002 (647 millions d’euros de bénéfices cumulés en 2004 pour les trois sociétés). À l’avenir, leurs profits sont voués à s’envoler, les investissements les plus lourds étant déjà réalisés.
Ainsi, on estime qu’elles dégageront 37 milliards de bénéfices d’ici à 2032, soit autant de pertes pour l’État qui ne touchera plus ses dividendes. En cédant les sociétés d’autoroutes le gouvernement a donc privé l’État de ressources à long terme.
Plus grave encore, il a privatisé l’impôt, puisqu’il a laissé les sociétés exploitantes libres de décider seules des hausses de péages. Ce que l’une d’entre elles, le réseau Paris-Rhin-Rhône (APRR), vient déjà de décider : + 2,47 % pour les véhicules légers et + 3,46 % pour les poids lourds à compter du 1er octobre, soit l’une des plus importantes hausses de ces dernières décennies. Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d’achat des usagers est imputable aux choix du gouvernement, qui, pour boucler son opération, a laissé les autoroutes Paris-Rhin-Rhône promettre à ses futurs repreneurs, un dividende représentant jusqu’à 80 % de bénéfices nets la première année !
Le Parti socialiste s’est mobilisé contre ce bradage du patrimoine national contraire à l’intérêt général, à la cohésion territoriale et nationale et au respect de l’environnement. Aujourd’hui il s’avère que la droite n’a prévu aucun garde-fou, n’a conservé aucun droit de regard sur les comptes de ces sociétés, ce qui permet à leurs repreneurs de réaliser des augmentations sans les justifier. Il est urgent de rappeler que la propriété des autoroutes et des sociétés qui assurent leur exploitation doit rester sous contrôle public... Nouveau cahier des charges, rachats… plusieurs solutions existent, aucune d’entre elles ne doit être écartée.
Pascale Le Néouannic, Secrétaire nationale aux transports.
DU PETIT NICOLAS A NICOLAS "LE PETIT"
Le candidat de l’UMP n’a qu’un projet : lui-même. Il n’a qu’une stratégie : c’est pas moi, c’est l’autre, élevant ainsi l’irresponsabilité au rang de 8ème art.
Il n’a qu’une tactique : occuper le champ médiatique, créer l’évènement pour faire parler de lui au double risque de lasser et de se contredire.
Bref, à part un ego démesuré, une ambition phénoménale et un profil politique ultra droitier, qu’est ce qui fait le succès de l’actuel ministre de l’intérieur ?
La réponse est sans doute dans le fait que la nature a horreur du vide, d’une part, et que les valeurs fondatrices du lien social se délitent chaque jour un peu plus, d’autre part.Quand l’expression politique se réduit à un concours de séduction d’un côté, et que de l’autre la culture du «je» l’emporte sur la culture du «nous», il ne faut plus s’en étonner.
Les représentants du libéralisme n’ont qu’un objectif : prendre ou garder la pouvoir pour défendre les intérêts financiers d’une minorité riche qui fait de l’ordre, ce que d’aucun appelle aujourd’hui la sécurité, l’alpha et l’oméga de la préservation de leurs privilèges.
Autrement dit, pour Nicolas le petit « il faut que tout change pour que rien ne bouge ».
Moins de collectif, moins d’Etat, moins d’éducation, moins de social, voilà sa vision du changement. La richesse aux riches, le reste aux pauvres, voilà ce qui ne doit pas bouger.
S'il devient, par malheur, notre prochain président de la république, ce sera en route pour le modèle anglo-saxon qui prône sans complexe le «chacun pour soi et Dieu pour tous».
La place de la France dans le monde ? Vassal de l’Amérique.
La place de la France en Europe ? Sans intérêt. L’Europe doit être une zone de libre échange.
La France et son avenir. « Je décide, ils exécutent... ».
Les français ? Une fausse proximité pour un vrai mépris. Fermez le ban et toutes les raisons de s’inquiéter….
Pour une stature d’homme d’état, c’est un peu court…..
Et c’est ainsi que du petit Nicolas, pauvre dans une banlieue riche, qui rêvait d’être «quelqu’un», on arrive à Nicolas «le petit», riche au milieu d’une France qui se précarise.
Et cela, non merci, on a déjà donné...
CE QUE NOUS POUVONS FAIRE ENSEMBLE
Nous voici plus de soixante à l’été 2006. De quoi confirmer, ce que nous savions déjà au vu des élections cantonales de mars 2004 où Brigitte CHARON, notre candidate, avait forcé la droite à un second tour, que nous ne sommes pas seuls dans le canton.
Reste une question essentielle : pour quoi faire ?
Nous avons tant à faire ensemble que dans l’immédiat nous saurons nous contenter de ce que nous pouvons faire ensemble. La priorité, convaincre à travers un vrai débat citoyen.
Convaincre du bilan catastrophique de douze années de règne chiraquien sans partage. En démontrant que, depuis 1995, notre «cher et vieux pays» n’a fait que perdre en influence.
Convaincre ensuite que notre pays souffre et manque de projet politique lisible et crédible et qui fasse, une bonne fois pour toute, un sort aux déclinologues de tout poil qui claironnent jour après jour la fin de la force, de la créativité, de l’innovation et du désir de vivre ensemble. Ce qui fait défaut aujourd’hui, c’est un chemin, une espérance, un cap et une volonté et sûrement pas cette gestion quotidienne de boutiquier sans âme et sans projet.
Convaincre enfin qu’il n’est rien d’inéluctable et qu’il ne tient qu'à nous de faire changer l’avenir. Le destin de la France n’est pas de tomber peu à peu dans l’oubli et l’indifférence. Il est au contraire de s’appuyer sur ses forces et ses atouts pour se prouver à elle-même, avant tout, et au-delà entraîner les autres, nos partenaires européens, que nous sommes une communauté de destin, que nous avons un devenir.
Soyons clairs ! Rien ne se réglera par miracle. Chacun doit y prendre sa juste part, mais il faut cesser de dire que rien n’est possible en matière de création d’emploi, qu’étudier est inutile dans ce monde instantané et sans ambition collective, «qu’être né quelque part» vous marque définitivement pour bâtir sa vie, qu’il n’y a rien à faire contre l’ordre des choses.
Non, il n’est pas de fatalité. Oui, l’utopie et la réalité peuvent faire bon ménage pour peu qu’elles se conjuguent au lieu de s’affronter.
Alain Richard.
NICOLAS SARKOZY A TROIS AMIS...
En Espagne, il s'est toujours vanté d'avoir table ouverte chez les Aznar. Ce José Maria Aznar qui traîne derrière lui de très désagréables relents de franquisme (comme tout le Parti Populaire d'ailleurs), qui n'a pas hésité à produire un mensonge d'Etat lors de l'attentat du 11 Mars.
En Italie, son ami c'est Silvio Berlusconi qui a pour allié Gianfranco Fini, le préfacier post-fasciste du livre "Témoignages" de Sarkozy. Ce Silvio qui lors de la dernière campagne électorale a fait alliance avec la petite fille de Mussolini, pour qui papy reste le plus grand homme politique italien du XXème siècle.
Aux USA, ou, après être monté sur son petit banc pour être à la hauteur (photo) de son ami Bush, chef (ou plus sûrement pantin dans les mains) des néo conservateurs, il a dégoisé, fait inimaginable pour un ministre en exercice en voyage à l'étranger, sur la politique extérieure de son pays.
3 tristes sires, ardents promoteurs et acteurs de cette erreur historique, basée sur le plus éhonté mensonge d'Etat (Colin Powell à l'ONU avec ses fioles de talc), qu'aura été la guerre en Irak. Sujet sur lequel Sarkozy a été d'une prudence de Sioux, ne participant que du bout des lèvres à la campagne contre cette guerre.
En Espagne, Aznar a pris une veste mémorable devant notre camarade José Luis Zapatero.
En Italie, Berlusconi a pris une veste devant la gauche conduite par Romano Prodi.
Aux USA, Bush a commencé sa descente aux enfers par une première veste devant ses adversaires démocrates.
A nous de faire en sorte (voter c'est un minimum, faire voter c'est un devoir) que Ségolène continue cette série en balayant Nicolas le petit, en attendant qu'Hillary Clinton termine le travail aux USA.
Les communes du canton de Houdan
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